À l’issue du verdict rendu par le Tribunal de première instance d’Abidjan dans l’affaire impliquant Jean‑François Kouassi (JFK), son avocat, Maître N’Dry Claver, s’est exprimé face à la presse, lundi 26 janvier 2026, à la sortie du tribunal du Plateau.
Réagissant à la condamnation de son client, l’avocat a estimé que les propos de Jean‑François Kouassi ne constituaient pas un appel à la subversion de l’État.
« Je ne veux pas minimiser ou banaliser une profession, mais notre pays compte de nombreux jeunes diplômés, titulaires de licences, de masters ou de diplômes d’ingénieur, contraints d’exercer comme vigiles. Lorsque ces jeunes apprennent que près de 400 personnes, dont on ignore le parcours et les critères de sélection, sont admises à une formation pour intégrer la fonction publique, la jeunesse s’interroge légitimement », a déclaré Maître N’Dry Claver.
Selon lui, Jean‑François Kouassi s’est fait le porte‑voix d’une jeunesse marginalisée, sans intention de jeter le discrédit sur l’administration publique : « Son message n’était pas d’encourager une défiance envers l’administration, mais d’interpeller les décideurs sur un problème. »
L’avocat a ajouté qu’il ne faudrait pas utiliser l’expression valise d’ordre public pour réduire le citoyen, qui a un droit fondamental à la liberté d’expression.
Maître N’Dry Claver a indiqué que la défense se réserve le droit d’interjeter appel.
Pour rappel, Jean‑François Kouassi a été condamné à 15 jours de prison ferme, à huit mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 500 000 FCFA.
Mamadou Ouattara avec Ly Abdul
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