Le quartier d’Abobo-Agbékoi a accueilli le vendredi 14 novembre 2025, la cérémonie de clôture du projet « Faux Sons », une initiative menée par l’Ong « Psy Trotteur » et « Lead Africaine » pour combattre les violences basées sur le genre (VBG) et renforcer la santé mentale en milieu scolaire.
Evanam Helenam Arielle, coordinatrice du projet, a indiqué que pendant six mois le programme a sillonné les communes d’Abobo et de Koumassi afin de briser les préjugés encore très ancrés dans les écoles, où persistent des croyances telles que « un garçon ne pleure pas » ou « aller chez le psy, c’est être fou ». Pour la coordinatrice du projet, l’essentiel se passe après les traumatismes silencieux, le manque d’écoute et les tabous. « Le projet avait pour objectif de déconstruire tous les préjugés liés aux questions de VBG, de santé mentale et de santé sexuelle et reproductive. Nous avons voulu toucher la prochaine génération, celle qu’il faut éduquer pour casser les cycles de violence », explique-t-elle. Au fil des activités, près de 2 000 personnes ont été sensibilisées, entre campagnes-terrains, séances dans les écoles, émissions-radio et articles de presse. « On n’a laissé personne de côté, même les personnes avec des handicaps invisibles. Aujourd’hui, les jeunes savent où dénoncer, ce que signifie VBG, et surtout qu’ils peuvent se confier naturellement à un psychologue. C’est une immense fierté », a-t-elle confié.
des espaces pour continuer nos activités
La cérémonie de clôture a réuni des acteurs éducatifs et communautaires pour définir les priorités à poursuivre. Un appel a également été lancé aux autorités afin de faciliter l’accès aux centres sociaux et complexes éducatifs. « Nous ne demandons pas forcément de fonds, simplement des espaces pour continuer nos activités. C’est là que les citoyens viennent chercher de l’aide, et nous voulons y être présents », a plaidé Evanam Helenam Arielle. Si « Faux Sons » s’achève, l’élan qu’il a suscité demeure et la jeunesse est maintenant consciente, mieux informée et déterminée à faire taire les préjugés qui alimentent les violences basées sur le genre.
Fatima Sawadogo
Lire l’article original ici.
