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La Côte d’Ivoire souhaite faire de l’économie circulaire un pilier de son développement durable, en misant sur une meilleure gestion des déchets, la préservation des ressources naturelles et la création d’emplois locaux. Cette orientation a été réaffirmée le lundi 15 décembre 2025 par le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Assahoré Konan Jacques.
Le ministre s’exprimait à l’occasion du lancement de la campagne nationale de promotion de l’économie circulaire, dénommée « Je suis circulaire, je trie, je recycle et je valorise », organisée à l’Espace Latrille Event, à Abidjan-Cocody. Il a présenté ce modèle économique comme une réponse aux défis environnementaux et économiques auxquels le pays est confronté. Selon lui, l’économie circulaire vise à réduire la production de déchets, optimiser l’utilisation des ressources et limiter l’impact environnemental des activités humaines, tout en favorisant l’émergence de nouvelles opportunités économiques. Ce modèle, a-t-il souligné, ouvre également des perspectives importantes en matière de création d’emplois, à travers le développement de filières de recyclage, de valorisation et de transformation des déchets. Assahoré Konan Jacques a, par ailleurs, invité les collectivités territoriales, le secteur privé et les citoyens à s’engager activement dans cette transition. Il a estimé que l’adoption de pratiques circulaires constitue un enjeu collectif, qui nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs. Intervenant également lors de cette cérémonie, le directeur de l’Économie verte et de la Responsabilité sociétale des organisations, Dr Gbocho Didier, a indiqué que la stratégie nationale d’économie circulaire repose sur plusieurs axes majeurs, notamment la réduction des déchets à la source, l’allongement de la durée de vie des produits et le développement des filières de valorisation sur l’ensemble du territoire. Il a précisé que cette stratégie prévoit des mesures d’accompagnement, incluant des incitations réglementaires et fiscales, des programmes de formation destinés aux collectivités territoriales et aux acteurs privés, ainsi que des mécanismes de financement pour soutenir les initiatives locales innovantes. Dans cette dynamique, six start-up engagées dans la promotion de l’économie circulaire ont bénéficié d’un appui financier du ministère, pour un montant global de 30 millions de FCFA, traduisant la volonté des autorités d’encourager des projets concrets et opérationnels dans ce secteur.
Moustapha Ismaïla
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