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Un atelier de formation sur la détection des rumeurs et la lutte contre la stigmatisation communautaire s’est tenu du mardi 4 au mercredi 5 novembre 2025 dans un complexe hôtelier de Daloa. À cette occasion, Traoré Dokoulo, président régional du Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire du Haut-Sassandra (CNJCI-HS), a encouragé les participants à toujours s’assurer de la véracité des informations avant de les partager ou de les publier.
la réconciliation à la base
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« Une information crédible est essentielle pour préserver la paix et la cohésion sociale », a souligné Dokoulo. Il a précisé que cet atelier marque le lancement d’un processus durable visant à constituer un réseau de leaders de paix dans la région. « Il ne s’agit pas d’une activité ponctuelle, mais du point de départ d’une initiative de longue durée : construire un réseau de leaders autonomes, capables de désamorcer les tensions, de contrer les fausses informations et de favoriser la réconciliation à la base », a-t-il ajouté. Initiée par le CNJCI-HS et financée par l’ambassade du Canada en Côte d’Ivoire, à travers le Fonds Canadien d’Initiatives Locales (FCIL) à hauteur de 17 millions de FCFA, cette formation vise à renforcer les compétences des jeunes, des femmes et des leaders communautaires dans la détection des rumeurs, la lutte contre la stigmatisation et la promotion d’un discours inclusif et apaisé. Pendant deux jours, quarante leaders influents de la région dont quinze femmes, quinze jeunes et dix chefs de communautés ont été formés aux techniques de détection des rumeurs et de prévention des stigmatisations communautaires. L’objectif est de faire d’eux de véritables ambassadeurs de paix, capables d’identifier les rumeurs, de désamorcer les conflits naissants et de promouvoir un dialogue inclusif dans leurs localités. Beugré Dominique, directeur régional au ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, a animé une session sur « Les mécanismes des rumeurs et la lutte contre la stigmatisation ». Il a rappelé que, même si les rumeurs ne peuvent jamais être totalement éliminées, il est important de ne pas les propager.
Au terme de l’atelier, les participants ont acquis des connaissances et des compétences essentielles pour détecter les rumeurs, comprendre leurs causes et impacts, communiquer de manière non violente et lutter contre la stigmatisation communautaire.
Cette initiative, a été saluée par les représentants du préfet de région, du maire de Daloa et de la directrice régionale de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté.
Beker Yao
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