3:29 pm - 2 février, 2026
Marche de la 38ᵉ Journée mondiale de lutte contre le SIDA à Bouaké ( photo : DR) 

En prélude à la célébration de la 38ᵉ Journée mondiale de lutte contre le SIDA, observée chaque 1er décembre, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), en partenariat avec le Centre Solidarité et Action Sociale (SAS) et l’ONU-SIDA, a organisé le samedi 29 novembre 2025 une grande marche de sensibilisation dans les rues de Bouaké. Plus de 400 participants, issus de divers horizons, ont pris part à cette activité inscrite dans le cadre de la Quinzaine des Droits de l’Homme, autour du thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA ».

Représentant la présidente du CNDH Namizata Sangaré, la présidente de la Commission régionale des droits de l’homme (CRDH) de Gbêkê, Carine Keffa, a rappelé que la lutte contre le VIH/SIDA demeure un engagement constant. « Ce combat n’a jamais été un long fleuve tranquille, mais une marche courageuse à travers des réalités complexes et profondément humaines », a-t-elle déclaré.

Pour le CNDH, le thème de cette année porte une responsabilité claire : ancrer davantage la lutte contre le VIH dans la promotion et la protection des droits humains. « Nous avons le devoir de dénoncer toute forme de discrimination, de plaider pour un accès équitable aux soins et de protéger les personnes les plus vulnérables. Il nous revient aussi d’accompagner l’État dans la mise en œuvre de politiques inclusives, afin que les perturbations sociales, économiques ou internationales ne compromettent jamais les droits fondamentaux des personnes vivant avec le VIH », a exhorté Carine Keffa au nom de sa responsable.

Elle a également rappelé que la lutte contre le SIDA est avant tout « une question de justice, d’égalité et de dignité humaine », appelant à une transformation des politiques publiques, mais aussi des mentalités, pour bâtir une riposte plus inclusive et dénuée de stigmatisation.

Des progrès significatifs, mais un défi toujours présent

Prenant la parole, le directeur régional de la Santé de Bouaké, Coulibaly Aboubacary, a salué les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le VIH/SIDA. Selon les données de septembre 2024, la prévalence du VIH chez les personnes de 15 à 49 ans est passée à 1,7 % en 2024, contre 1,82 % en 2022, alors qu’elle s’élevait encore à 4,87 % en 2010.

une baisse remarquable

 

Il a également indiqué que le nombre de nouvelles infections en 2024 est estimé à environ 8 000, soit une baisse de 10 %, tandis que les décès liés au SIDA ont chuté de 16 %. « Depuis 2010, la Côte d’Ivoire a enregistré une baisse remarquable de 67 % des nouvelles infections et de 75 % des décès liés au SIDA », a-t-il souligné.

Malgré ces avancées, la directrice du Centre SAS, Penda Diagola Touré, a rappelé que le défi demeure immense. Elle a invité les populations et les autorités à redoubler d’efforts pour parvenir à l’éradication totale de la maladie.

Présent à la cérémonie, le directeur pays de l’ONU-SIDA, Henk Van Renterghem, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir la Côte d’Ivoire afin de réduire considérablement les nouvelles infections d’ici 2030. Il a salué les actions menées par les structures locales engagées dans la lutte contre le VIH/SIDA.

La journée s’est achevée par un panel d’échanges portant sur les stratégies de lutte contre le SIDA, offrant aux participants des pistes de réflexion et d’action pour renforcer la riposte nationale.

 

 

Nambacéré Joël 

 

 

 

 

 

 

 



Lire l’article original ici.

L'Intelligent d'Abidjan est un Quotidien Ivoirien d’informations générales.

© 2026 Le Quotidien. Tous droits réservés. Réalisé par NewsBlock.
Exit mobile version