Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) a examiné, mercredi 4 mars 2026, l’opposition formée par N’da Kouamé Hive, ancien directeur des affaires financières de la Société nationale d’édition de documents administratifs et d’identification (SNEDAI), contre la condamnation prononcée début février 2026.
Jugé par défaut, l’ex-DAF a été condamné à sept ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 5,538 milliards de FCFA pour association de malfaiteurs, faux en écritures, abus de biens sociaux et blanchiment de capitaux, aux côtés d’autres agents de la société.
Son avocat, Me Amani Kouamé, a annoncé que son client entend revenir en Côte d’Ivoire pour comparaître : « Mon client a décidé de rentrer dans son pays pour donner sa part de vérité, quel que soit ce que cela peut lui coûter », a-t-il déclaré, précisant que les démarches en vue de ce retour sont en cours.
Le tribunal a fixé au 8 avril 2026 l’ouverture de ce nouveau procès. Le parquet a pris acte de cette annonce. « Nous souhaitons qu’il rentre pour que nous sachions ce qui s’est passé », a indiqué le procureur de la République près le PPEF.
Des peines de prison prononcées contre des orpailleurs illégaux
Le même jour, le tribunal des flagrants délits du PPEF a jugé douze prévenus poursuivis pour exploitation de substances minérales sans titre minier, prospection, recherche, exploitation et commercialisation de pierres et métaux précieux, en violation des articles 340 et 352 du Code pénal.
Dans une première affaire, trois personnes interpellées dans la sous-préfecture de Sirasso ont nié les faits. «Ils ont été interpellés sur un site d’orpaillage illégal, dans la sous-préfecture de Sirasso. Lors de l’enquête préliminaire, ils ont reconnu qu’ils sont des orpailleurs, mais devant cet auguste Tribunal, ils reviennent sur leurs déclarations, ils vacillent. En raison de ces divergences qui montrent que les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont caractérisés, qu’il plaise au Tribunal de les déclarer coupables, les condamner à 12 mois de prison et les amendes à leur dépens », a requis le parquet. Les prévenus ont plaidé : « Nous demandons la clémence du Tribunal, nous ne sommes pas des orpailleurs ». Le tribunal les a relaxés pour délits non constitués.
En revanche, dans une seconde affaire concernant huit personnes arrêtées à Angbovia, dans le Centre-Ouest, quatre prévenus ont été reconnus coupables d’orpaillage illégal et condamnés à 24 mois de prison. Les autres ont été acquittés, le tribunal estimant qu’ils travaillaient dans une pépinière de cacao située à proximité du fleuve Bandama.
Olivier Dion
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