André Narcisse Meman, maire de Bin-Houyé, commune située dans la région du Tonkpi, était l’invité de l’émission Les Entretiens, diffusée sur L’Intelligent TV, le mercredi 26 novembre 2025.
Il a évoqué plusieurs projets majeurs réalisés par son équipe depuis son arrivée à la tête de la commune en 2018, notamment dans le domaine de la santé.
« Nous avons trouvé une commune qui ne disposait que d’un seul centre de santé, avec un médecin, deux infirmiers et une seule sage-femme. Nous avons très rapidement achevé les chantiers de construction de dispensaires ruraux ouverts par nos prédécesseurs dans deux villages. En plus de cela, nous avons procédé à la clôture du centre de santé de Bin-Houyé afin d’apporter plus de sérénité aux malades et au personnel soignant, qui étaient exposés à une forme d’insécurité et à la divagation des animaux. Nous avons également réalisé trois autres dispensaires dans trois villages différents, car la santé en milieu rural était notre priorité. Aujourd’hui, nous sommes passés de zéro dispensaire ou structure sanitaire fonctionnelle en milieu rural à cinq », a-t-il indiqué.
Selon le maire, ces travaux ont été entièrement financés par la mairie, pour un montant d’environ 300 millions de francs CFA. Des réalisations qui ont, selon lui, amélioré le quotidien des populations : « Les habitants parcourent désormais moins de 4 kilomètres pour accéder à un centre de santé, ce qui n’était pas le cas auparavant. Cela signifie davantage de proximité, une prise en charge plus rapide et renforcée, et des économies réalisées par les familles. »
Priorités pour 2026
Le maire a également présenté ses priorités pour l’année 2026, axées sur la santé et l’éducation.
Nous avons donc décidé de réaliser un deuxième bâtimen
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« Nos priorités, c’est d’abord de poursuivre ce que nous avons commencé en matière de santé. En 2026, nous prévoyons de construire trois centres de santé ruraux, c’est-à -dire une infirmerie et une maternité, afin de compléter le dispositif et faire en sorte que nos parents ne parcourent plus de 4 kilomètres pour accéder à un infirmier.
En matière d’éducation, nous avons décidé que les paillotes doivent disparaître de nos écoles rurales. Nous avons trouvé huit écoles où il n’y avait qu’un seul bâtiment de trois classes. Nous avons donc décidé de réaliser un deuxième bâtiment dans chaque école. Notre objectif est aussi de faire en sorte que les enfants n’aient plus à quitter leur village pour aller à l’école, en construisant une école dans chaque localité. »
Outre les projets réalisés et ceux à venir, André Narcisse Meman a également abordé la planification stratégique du développement local, la coopération décentralisée, la place de la jeunesse et des femmes, la gestion administrative, la sécurité et la cohésion sociale dans cette commune frontalière avec le Liberia.
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Ibrahim Khalil
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