Une altercation survenue le samedi 3 janvier 2026 à Abidjan, au restaurant Rooftop de Biétry oppose la version de clientes, relayée par l’animatrice Gliss, à celle de l’établissement. La police a été saisie et mène l’enquête après cet incident survenu lors d’une sortie entre amies.
Le témoignage des jeunes femmes : rétention abusive et intervention musclée
Une publication virale relayée sur les réseaux sociaux par l’animatrice Gliss a suscité une vive réaction ce dimanche 4 janvier 2026. Sa sœur affirme avoir été victime, avec des amies, d’une altercation au restaurant Rooftop, établissement situé dans la zone commerciale de Biétry.
Selon le témoignage publié, les jeunes femmes s’étaient rendues au restaurant après réservation. Un différend initial lié à l’emplacement de leur table et aux conditions de service a progressivement dégénéré. Elles dénoncent un manque de considération, évoquent une facturation contestée et, surtout, une entrave physique à leur départ qu’elles qualifient de “rétention abusive”.
Le récit détaillé fait état d’une intervention musclée d’un agent de sécurité au niveau de l’ascenseur, provoquant “peur et désarroi” selon les concernées. Les forces de l’ordre, alertées, sont intervenues pour permettre leur départ, selon le témoignage.
La défense du Rooftop : non-respect des règles et tentative de départ sans régler
Contactée par nos soins, la direction du restaurant Rooftop réfute catégoriquement ces accusations. Par la voix de Mme M’demba Doria, sa représentante, l’établissement présente une version radicalement différente des faits.
Selon la direction, les clientes n’auraient pas respecté les règles internes du restaurant, notamment celles relatives au service des plats gastronomiques – exclusivement proposé à l’intérieur de la salle et non en terrasse. L’établissement soutient que les plats avaient été “préparés et présentés”, rendant la facture légitimement exigible.
“Les clientes ont tenté de quitter les lieux sans régler l’addition complète”, affirme Mme M’demba Doria. “L’intervention de notre service de sécurité visait uniquement à libérer l’ascenseur intentionnellement immobilisé et à rétablir l’ordre, sans aucune violence.”
Le restaurant assure que les images de vidéosurveillance, actuellement en possession de la police, étayent pleinement ses déclarations. Après l’intervention des forces de l’ordre, l’addition a finalement été intégralement réglée par un proche des clientes, selon le témoignage de l’établissement.
Enquête policière en cours : les images de vidéosurveillance examinées
Les deux parties ont été officiellement entendues par les services de police, qui tentent désormais d’établir les responsabilités dans cette affaire aux versions diamétralement opposées.
L’enquête, toujours en cours, s’appuie notamment sur l’examen des images de vidéosurveillance de l’établissement. Ces éléments matériels permettront de reconstituer le déroulement exact des événements et de vérifier la chronologie présentée par chaque partie.
À retenir
· Deux versions contradictoires d’une altercation survenue au restaurant Rooftop de Biétry
· Les clientes dénoncent une rétention abusive et une intervention musclée
· L’établissement évoque le non-respect de ses règles et une tentative de départ sans paiement
· La police a saisi les images de vidéosurveillance et poursuit son enquête
L’affaire illustre la complexité des témoignages contradictoires dans les espaces publics. Alors que chaque camp maintient sa version, l’enquête policière et l’examen des preuves matérielles devraient permettre d’établir les responsabilités dans cette altercation qui défraie la chronique à Biétry.
Des mises à jour seront publiées au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête policière.
Claude Dassé
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