9:45 am - 2 février, 2026
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Dans un contexte foncier marqué par de nombreux litiges, l’affaire impliquant K.D, un aménageur immobilier poursuivi devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF), illustre les risques auxquels sont exposés de nombreux acquéreurs. Le parquet a requis une lourde peine pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance.

 

Promotion immobilière : un aménageur poursuivi au Pôle pénal économique et financie

Acquérir un logement reste un rêve pour de nombreux citoyens. Mais dans un contexte foncier marqué par des litiges récurrents, ce projet peut virer au cauchemar. C’est ce qu’illustre l’affaire impliquant K.D, un aménageur immobilier actuellement poursuivi par la justice pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance.

Selon les éléments de l’enquête, le mis en cause a mis en place un mode opératoire structuré. Muni d’Arrêtés de Concession Définitive (ACD), de compulsoires villageois et de dossiers techniques, il parvenait à rassurer ses clients sur l’authenticité des parcelles proposées. Toutefois, d’après l’accusation, une grande partie des terrains commercialisés étaient concernés par des litiges fonciers.

Malgré ces conflits, K.D a poursuivi les transactions, promettant aux acquéreurs une relocalisation ultérieure sur d’autres sites, après l’encaissement de l’intégralité du prix d’achat.

Plusieurs victimes se disent lésées dans cette affaire. Parmi elles figurent la famille Tamo, qui affirme avoir versé 67 millions de francs CFA, ainsi qu’une clinique médicale, qui déclare avoir subi un préjudice estimé à 36 millions de francs CFA.

 

Le parquet du PPEF a requis 10 ans de prison et une lourde amende contre un aménageur immobilier poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie foncière

Saisi du dossier, le parquet du Pôle pénal économique et financier (PPEF) a estimé que les faits reprochés sont susceptibles de constituer des infractions d’abus de confiance et d’escroquerie. En conséquence, il a requis, le jeudi 18 décembre 2025, une peine de dix (10) ans d’emprisonnement, assortie d’une amende de plus de 400 millions de francs CFA, à l’encontre de l’accusé.

De leur côté, les avocats de la défense contestent cette qualification pénale. Ils soutiennent que leur client ne mérite pas les sanctions requises et plaident pour une requalification des faits ou, à défaut, un allègement des peines.

Le verdict de cette affaire est attendu pour le 15 janvier 2026.

Carlos Dogba

 



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