Les chefs traditionnels centraux de la commune d’Abobo ont pris part, samedi 28 février 2026 , à un atelier de formation axé sur la cohésion sociale et la cohabitation pacifique. L’initiative est portée par l’Union des jeunes ressortissants des États membres de la CEDEAO et s’est tenue à Sagbè-Céleste, au domicile de M’Bollo Koka Denis, chef central du collectif des chefs traditionnels d’Abobo.
Placée sous le thème « Renforcer les capacités des chefs des communautés d’Abobo pour une bonne cohabitation et la cohésion sociale », la rencontre visait à consolider le rôle des autorités traditionnelles dans la prévention et la gestion des conflits communautaires.
Animant l’atelier, Eugène Ahondjo, formateur à la Fédération pour la paix universelle en Afrique de l’Ouest, a rappelé que les chefs traditionnels sont des acteurs clés du maintien de la paix. « Le chef traditionnel ou coutumier est le premier médiateur en cas de conflits familiaux ou communautaires », a-t-il souligné, insistant sur leur responsabilité d’être des modèles de dialogue, de tolérance et de cohésion sociale.
Au-delà de la transmission des valeurs culturelles, le formateur a encouragé les chefs à initier des activités communautaires de développement afin de rapprocher les différentes communautés et renforcer le vivre-ensemble à Abobo.
Prenant la parole, M’Bollo Koka Denis, chef central des communautés Abbey et Krobou et président du collectif des chefs traditionnels d’Abobo, a appelé à l’unité et à la solidarité entre les chefs, sans appréhension. Il a exhorté les participants à s’approprier les enseignements reçus et à incarner, dans leurs communautés respectives, des exemples de leadership et de responsabilité.
De son côté, Taraually Inna Jaka, présidente nationale de l’Union des jeunes ressortissants des États membres de la CEDEAO, s’est félicitée du bon déroulement de la formation. D’origine sierra-léonaise, elle a exprimé son attachement à la Côte d’Ivoire, où elle vit avec son époux ivoirien, rappelant avoir œuvré à l’organisation de la communauté ivoirienne à Freetown lors d’un séjour dans son pays.
Les échanges entre participants ont permis d’éclairer plusieurs préoccupations liées à la cohésion sociale. À l’issue de la rencontre, certains chefs traditionnels ont souhaité la reconduction de ce type d’atelier afin de renforcer davantage leurs capacités.
Mamadou Ouattara
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