8:02 pm - 2 février, 2026
 Alliance 225 et partenaires sensibilise sur les violences faites aux femmes.

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Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre  les violences basées sur le genre, le réseau alliance droits et Santé (ADS), l’Ong Mission des jeunes pour l’éducation, la santé, la solidarité et l’inclusion (Messi) ainsi que leurs partenaires ont organisé un café-débat consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette rencontre, placée sous le thème « Espace d’échange inclusif et interactif sur la lutte contre les violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire », s’est tenue le jeudi 27 novembre 2025 dans un complexe hôtelier d’Abidjan-Cocody.

Au cours de cet échange, les participants ont été instruits sur  l’ampleur des violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire, où elles représentent encore un défi majeur pour la santé publique, la protection des droits humains et le développement durable. Les chiffres dévoilés par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant révèlent une situation préoccupante, marquée par des milliers de cas de violences physiques, sexuelles et psychologiques, ainsi que des situations de mariages forcés et de mutilations génitales féminines. Les femmes et les enfants sont les plus touchés par ces actes, dont les conséquences, qu’elles soient physiques, mentales ou socio-économiques, affectent profondément leur vie. Ces violences trouvent leurs racines dans des normes sociales discriminatoires, des stéréotypes de genre persistants et une méconnaissance des droits ainsi que des mécanismes de protection existants. Malgré les efforts engagés par les autorités et les organisations de la société civile, la prise en charge reste encore trop fragmentée et manque de coordination, ce qui limite la capacité d’offrir un accompagnement complet et adapté aux survivants.

Face à cette réalité, le réseau alliance droits et santé Côte d’Ivoire (Alliance 225), qui regroupe plusieurs organisations engagées dans la défense des droits des femmes et des jeunes, se positionne comme une plateforme favorisant la réflexion collective et l’action concertée. L’objectif est de comprendre les causes profondes des violences, d’évaluer leurs impacts sur les femmes, les filles et les communautés, et de proposer des approches innovantes et coordonnées pour y répondre efficacement. Le café-débat a offert un espace de dialogue entre acteurs institutionnels, communautaires et associatifs, permettant de déconstruire les stéréotypes, d’exprimer les besoins des survivants et de faire émerger des pistes concrètes d’amélioration. Plusieurs recommandations et plaidoyers ont été formulés à l’attention des autorités nationales, notamment du Président de la République, afin de renforcer les ressources disponibles et d’obtenir un engagement politique plus fort pour une prise en charge globale et durable.

Intervenant au nom de la secrétaire exécutive de l’Observatoire national de l’équité et du genre (ONEG), Bado Esso a rappelé l’importance de cette mobilisation collective. Il a souligné que les violences basées sur le genre constituent un enjeu majeur pour les communautés et pour l’avenir des enfants, particulièrement en cette période dédiée aux 16 jours d’activisme. Il a salué l’engagement des participants et a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour prévenir, dénoncer et éradiquer toutes les formes de violences. Selon lui, la lutte contre les violences faites aux femmes exige du courage, de la solidarité et une persévérance continue.

Olivier Dion avec Gérard Batoua

 

 

 



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