Le consortium Femmes‑Résilience a organisé, le vendredi 19 décembre 2025, une rencontre multipartite au siège de la Commission nationale des droits de l’homme (Cndh) à Abidjan. Selon une note transmise à notre rédaction, cette rencontre a réuni quinze femmes leaders et actrices politiques issues notamment des communes d’Abobo et de Cocody.
Au cours des échanges, les participantes , militantes, élues locales et membres d’organisations communautaires , ont dénoncé les obstacles auxquels elles font face dans leur engagement politique. Elles ont évoqué, entre autres, des cas d’intimidation, de violences psychologiques, d’agressions physiques ou sexuelles, ainsi que le découragement et l’autocensure.
Selon Eva Megbo, membre du consortium, cette activité visait avant tout à libérer la parole des femmes et à renforcer leurs capacités face aux violences basées sur le genre. « Nous avons encouragé les femmes engagées en politique à partager les violences qu’elles subissent au quotidien, expliqué la différence entre agression sexuelle et viol, et rappelé les numéros et structures à contacter en cas d’abus », a‑t‑elle indiqué.
Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer la confiance en soi et le leadership féminin . « Nous leur avons rappelé qu’elles ont leur place et le droit de s’affirmer, même dans des espaces longtemps dominés par les hommes. »
À l’issue des travaux, les participantes ont recommandé la tolérance zéro face aux violences électorales au sein des partis politiques, la mise en place de mécanismes internes de prévention et de signalement, la promotion du leadership féminin ainsi qu’un partenariat renforcé avec la société civile. Soutenu par le Fonds d’Action Urgente – Afrique, le consortium Femmes & Résilience réaffirme que protéger les femmes en politique, c’est protéger la démocratie et garantir des processus électoraux crédibles, sûrs et inclusifs.
Moustapha Ismaila
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