À l’issue du Conseil des ministres du mercredi 4 février 2026 au Palais de la présidence de la République à Abidjan-Plateau, le ministre Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, a expliqué face à la presse les raisons qui ont poussé la Côte d’Ivoire à réagir vivement aux propos du chef de la transition militaire au Niger, à la suite de l’attaque armée de l’aéroport de Niamey, la capitale, à l’aube du jeudi 29 janvier 2026.
Pour le porte-parole du gouvernement, la Côte d’Ivoire n’a pas supporté que son Chef de l’État, le Président Alassane Ouattara, soit cité comme co-instigateur de cette attaque, sans aucune preuve. « Jusqu’à ce jour, ces pays de l’AES n’ont jamais mêlé le nom du Chef de l’État dans toutes leurs accusations envers la Côte d’Ivoire. Nous refusons, de quelque façon que ce soit, que l’image de celui qui incarne notre pays soit brocardée. Tant que c’est une accusation globale du pays, nous avons estimé qu’il n’y avait pas de réponse à donner. Cela, étant entendu que le pays n’avait rien à se reprocher et que ceux qui portaient ces accusations n’avaient jamais produit de preuves. Mais ici, le nom du Chef de l’État a été mêlé. Ce que nous, Ivoiriens, respectueux de notre Président, refusons. D’où cette réaction. Alors, aussi bien les Ivoiriens que tous les pays doivent savoir qu’on n’acceptera pas que le Chef de l’État, le Président Alassane Ouattara, soit vilipendé de façon mensongère », a dit le ministre porte-parole du gouvernement.
En effet, juste après les accusations proférées par le président de la transition militaire au Niger, la Côte d’Ivoire, par sa ministre en charge des affaires étrangères, a convoqué l’ambassadeur du Niger en Côte d’Ivoire pour lui faire part de ses vives protestations. Ensuite, un courrier de protestation a été également adressé aux autorités nigériennes dans ce sens. Une réaction inédite de la Côte d’Ivoire vis-à -vis d’un pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), depuis le début des accusations envers le pays. « À ce jour, nous sommes en attente de la réponse », a ajouté Amadou Coulibaly.
Le point de presse après le Conseil des ministres a été une tribune pour  porte-parole du gouvernement de se prononcer sur d’autres sujets d’intérêt national. Des sujets dont l’entêtement de certains conducteurs de véhicules de transport en commun à utiliser le gaz butane comme carburant. Il a rappelé que l’usage du butane comme carburant dans le transport en commun reste interdit par le gouvernement et que le non-respect de cette interdiction constitue une entorse à une mesure gouvernementale.
L’ordre du jour du Conseil a porté sur 13 points dont 11 mesures générales constituées essentiellement de projets de décrets, et de deux communications.
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Un des décrets a été adopté au titre du ministère d’État, ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale. Il porte sur la ratification de l’Accord de prêt d’un montant de 128,6 millions d’euros, soit 84,356 milliards de FCFA, conclu le 17 octobre 2025 entre l’Association internationale pour le développement (AID) et la Côte d’Ivoire, pour le financement du Projet d’accélération digitale en Côte d’Ivoire (PADCI) phase 1.
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Il a pour objectif d’accroître l’utilisation inclusive et résiliente de l’Internet à haut débit et des services numériques dans certains secteurs sociaux ciblés. À terme, ce projet permettra d’accélérer la numérisation des services publics dans les secteurs clés, d’étendre la connectivité haut débit aux structures publiques telles que les établissements d’enseignement, les centres de santé, les mairies, les sous-préfectures, les tribunaux, les bureaux de poste, les directions régionales et d’améliorer l’accès aux services publics numériques des populations éloignées et vulnérables.
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Jean-Hubert Koffo
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