L’intelligent d’Abidjan a révélé le 18 janvier 2026,une affaire d’argent au sein du groupe parlementaire du PDCI-RDA.
En effet, des députés, réélus ou non, réclament à leur président de groupe, Simon Doho, une répartition individuelle de 3 millions de FCFA (soit environ 81 millions FCFA au total) provenant d’un récent financement public destiné au fonctionnement du groupe (formations, séminaires). Ils exigent également des comptes sur la gestion passée des fonds, estimés à plus d’un milliard de FCFA sur cinq ans. En l’absence de M. Doho, Me Blessy Chrysostome, nouveau président du groupe, a été sommé de sécuriser les comptes. La situation s’inscrit dans un cadre légal strict (loi de 2004 modifiée) sur la transparence du financement public des partis.
La crise au sein du groupe parlementaire sortant du PDCI-RDA se poursuit alors que des députés réclament toujours des comptes sur la gestion des fonds publics. Si l’article précédent évoquait une demande de 3 millions Fcfa par personne, de nouvelles informations indiquent que Simon Doho a fait une contreproposition de 2 millions Fcfa , une offre jugée insuffisante par les élus concernés.
La grogne ne se limite plus aux seuls députés non réélus. Les députés réélus se sentent également concernés et s’interrogent sur la légitimité de Simon Doho, lui-même non réélu, à continuer de gérer la dotation du groupe, notamment le dernier paiement. Pour eux, cet argent a une vocation claire : “faire fonctionner le groupe parlementaire” et financer “les activités de formation et sensibilisation” des députés. C’est dans ce cadre qu’ils réclament 3 millions pour réaliser leurs missions d’écoute auprès de populations et des électeurs. Ces députés s’étonnent des tentatives de défendre M. Doho, en justifiant que l’argent ne leur soit pas octroyé.
“Ce n’est pas le groupe parlementaire qui alimente le parti”, soulignent-ils, recentrant le débat sur l’usage strict des fonds. L’attention se porte désormais sur Blessy Chrysostome, le nouveau président du groupe, dont ils attendent qu’il assume pleinement ses responsabilités de contrôle, malgré l’absence de Simon Doho et la passations des charges retardée.
Défense et accusations : l’axe du “complot”
Face aux griefs , dzs défenseurs de Simon Doho, adoptent une ligne ferme. Ils dénoncent une “manigance” et brandissent l’argument du “complot”, en demandant : “C’est écrit dans quel texte de loi que les députés doivent se partager les subventions de l’État ?”.
Ils rappellent que l’ancien président Henri Konan Bédié avait “déjà tranché et donné toute sa confiance” à Simon Doho pour cette gestion. Ils appellent à cesser ces tensions pour ne pas “ternir l’image du parti” et à se concentrer sur d’autres combats, sous-entendant que les contestataires ne seraient pas de “vrais militants”.
Analyse : au-delà de l’argent, une crise de légitimité et de transparence
Cette fait ressortir une interrogation sur la légitimité d’un dirigeant non réélu d’un groupe parlementaire à continuer de gérer des fonds du groupe. Elle soulève aussi des doutes d’un milliard durant les cinq ans de la législature.
Le débat oppose une vision “collective” de la gestion (soutenue par la défense de Doho) à une vision plus individualisée de la répartition (portée par des députés).
Dans l’attente du retour de Simon Doho, la pression monte sur Blessy Chrysostome pour qu’il apporte la transparence exigée par la loi et par les parlementaires, afin de tourner cette page et de préserver la cohésion du groupe.
Charles Kouassi
Lire l’article original ici.

