Une annexe financière détaillant les indemnités des assistants parlementaires éclaire le débat sur la répartition des fonds au sein du groupe Pdci Rda à l’Assemblée nationale. Malgré la distribution des chèques après des griefs exprimés sur la plateforme des élus du parti, et révélés en exclusivité par L’IA ( L’intelligent d’Abidjan ) , des retenues sont encore dénoncées sur les frais de mandat des députés.
L’on apprend aux premières heures du vendredi 23 janvier 2026, au moment de la publication de cet article, que le président du groupe parlementaire PDCI-RDA, Simon Doho, a soldé les comptes. En effet , il a distribué des chèques aux députés, espérant mettre fin ainsi à une période de tensions internes.
Une requête initiale légitime
La divulgation d’une annexe financière du groupe relance les interrogations sur la gestion et la répartition des indemnités. Le document, intitulé « Projet d’annexe financière 2021-2026 » et annexé au règlement intérieur relatif au fonctionnement du groupe parlementaire PDCI RDA, détaille précisément les indemnités allouées aux assistants parlementaires. Il prévoit notamment un secrétaire administratif sénior rémunéré à 800 000 FCFA par mois, avec une dotation communication de 120 000 FCFA, et un junior à 300 000 FCFA, avec 60 000 FCFA pour la communication. Le texte stipule également une gratification annuelle pour les juniors.
120 mille FCFA par député soit 22 millions pour Simon Doho ?
Un député confie ainsi ne pas avoir perçu la totalité de ses indemnités de mandat. « Je n’ai pas eu la totalité de mes indemnités, notamment les 120 000 FCFA mensuelles (pour la communication, les déplacements, internet, recherche…) », explique-t-il. Selon ses déclarations, cette retenue s’explique par le prélèvement, sur l’enveloppe globale du groupe, de l’indemnité mensuelle du président Doho Simon, fixée à 1 000 000 FCFA. « La cause est que dans les 22 000 000 FCFA sensées nous appartenir, le président Doho Simon y a ses indemnités de président du Groupe Parlementaire », précise-t-il. Ce député réclame donc un reliquat.
Simone Doho demande de mettre balle à terre
Ces éléments donnent du crédit aux revendications antérieures des parlementaires qui réclamaient environ 3 millions de FCFA. Une revendication présentée comme « légitime » par notre source, qui contredit les communications visant à « voler au secours de Simon Doho ».
Pour sa part, le président du groupe plaide pour l’apaisement et souhaite que « la page soit définitivement tournée » sur les questions de gestion passée, arguant avoir honoré ses engagements en libellant les chèques dus.
Charles Kouassi
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