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Jules Nangle, candidat indépendant aux législatives partielles à Toumodi s’est retiré de la course. Il a donné les raisons de son retrait le lundi 16 février 2026 dans un complexe hôtelier de la ville.
Jules Nangle, militant de base du PDCI-RDA et membre du Grand Conseil Régional, a rappelé le bien-fondé de sa candidature avant de détailler les motifs de son retrait et de lancer un appel aux deux candidats encore en lice pour préserver la cohésion des familles. Selon lui, le parti a besoin de plus de démocratie et de dialogue dans le choix des candidats. Il a indiqué que les cautions pour le parrainage sont trop élevées pour les militants, et qu’il est nécessaire d’ouvrir le jeu afin que les hommes de métier, les paysans et les femmes se sentent intégrés. Pour lui, la politique locale ne doit pas être l’apanage d’un petit groupe d’amis, et le choix des candidats ne doit pas se faire sur des bases partisanes.
Il a expliqué que malgré la signature de chartes de bonne conduite avant le premier tour, certains adversaires ont publiquement multiplié dénigrements, diffamations et injures. De plus, l’argent est devenu , selon lui , un facteur déterminant dans les campagnes, et une élection peut aujourd’hui nécessiter des sommes importantes.
Il a également observé les mêmes germes de conflit sur le terrain et sur les réseaux sociaux, où les attaques personnelles se multiplient sans état d’âme. Face à ces tensions entourant la reprise du scrutin, son équipe et lui ont choisi de se retirer pour préserver la paix et l’unité locale.
Jules Nangle a appelé les autres candidats à faire preuve de maturité politique , déclarant que l’élection est un jeu où le vaincu doit reconnaître sa défaite et féliciter le vainqueur.
« Aucun territoire n’est éternellement acquis à un parti, même au PDCI. C’est un signal que nos responsables politiques doivent analyser avec lucidité. La démocratie ne se mesure pas seulement à la victoire, mais à la capacité d’accepter le verdict des urnes et de préserver la paix. Pour nous, Toumodi vaut plus qu’un mandat. Conservons cette paix comme un héritage et demeurons unis dans ce brassage culturel ».
Sosthène Do
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