Le nouveau gouvernement ivoirien a été rendu public le vendredi 23 janvier 2026. Composée de 34 ministères, la nouvelle équipe gouvernementale marque à la fois une continuité de l’action publique et un renouvellement significatif, avec plusieurs réaménagements stratégiques.
Parmi les faits marquants de ce remaniement figure l’absence de quatre figures de l’équipe sortante. Il s’agit du ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, précédemment en charge de l’Agriculture et du Développement rural, de Bouaké Fofana, ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, de Laurent Tchagba, ministre des Eaux et Forêts ainsi que Kacou Adom, qui était ministre des Affaires étrangères, de l’ Intégration africaine et des Diasporas.
De nouveaux entrants et des profils renforcés
Le nouveau gouvernement enregistre également l’arrivée de plusieurs nouveaux ministres. Abou Bamba, *précédemment Coordonnateur de Abidjan Legacy program* fait son entrée en tant que ministre de l’Environnement et de la Transition écologique. Djibril Ouattara, *ex-directeur général de MTN Côte d’Ivoire* prend les rênes du ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, tandis que Hien Yacouba Sié, ancien Directeur général du Port autonome d’Abidjan, est nommé ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier.
Autre nomination notable, Jean-Louis Moulot, Directeur général de la SODEXAM, est désigné ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, chargé de l’Enseignement technique.
Réaménagements majeurs au sein de l’exécutif
Plusieurs ministres voient leurs portefeuilles évoluer ou se renforcer. Téné Birahima Ouattara est nommé Vice-Premier ministre, ministre de la Défense. Kaba Nialé, qui était ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, accède au rang de ministre d’État, en charge désormais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Le ministère de l’Économie est désormais rattaché aux Finances et au Budget, confié à Adama Coulibaly. Bruno Koné, ancien ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, prend la tête du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières.
Amadou Koné, ministre des Transports, voit ses attributions élargies aux Affaires maritimes. Amedé Kouakou, précédemment en charge de *l’Équipement et de l’Entretien routier* hérite du ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité.
De son côté, Moussa Sanogo, ancien ministre du Patrimoine, du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, est nommé ministre du Logement, de l’Urbanisme et du Cadre de vie. Mariatou Koné quitte l’Éducation nationale pour prendre la tête du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques.
Jacques Konan Assahoré passe de l’Environnement au ministère des Eaux et Forêts, tandis que Ibrahim Konaté, ancien ministre de la Transition numérique * et de la Digitalisation*, devient ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. Souleymane Diarrassouba qui occupait ce poste, est désormais ministre du Plan et du Développement.
Enfin, N’Guessan Koffi voit son portefeuille de l’Enseignement technique renforcé par l’Éducation nationale et l’Alphabétisation, et Adjé Silas Metch, précédemment ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Sports, est nommé ministre des Sports.
Jean Hubert Koffo
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