Le président du Congrès pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, a animé, mercredi 28 janvier 2026, une conférence publique à la Maison de la Presse d’Abidjan (MPA).
Blé Goudé a évoqué le désintérêt des citoyens pour les processus électoraux. À titre d’exemple, il a cité la commune de Cocody. « Plus de 300 000 électeurs sont inscrits sur la liste électorale à Cocody, mais lors de la dernière élection législative, à peine 30 000 ont voté », a-t-il relevé, dénonçant un taux de participation extrêmement faible.
Pour le leader du COJEP, cette situation traduit une rupture entre le peuple et la classe politique. « Il faut adresser ces questions. Il faut réconcilier notre peuple avec ses institutions, il faut réconcilier notre peuple avec la politique », a-t-il dit, appelant à tirer profit du climat de calme actuel pour relancer les discussions sur les réformes institutionnelles et électorales restées en suspens.
Charles Blé Goudé a notamment plaidé pour un encadrement des budgets de campagnes électorales, estimant que l’origine des financements demeure souvent opaque. Il a dénoncé certaines pratiques qu’il considère comme des dérives du système actuel. Abordant l’organisation institutionnelle, il a suggéré la suppression de structures jugées non prioritaires au regard des réalités socio-économiques, tout en estimant nécessaire de faire un choix entre un exécutif avec Premier ministre ou avec vice-président. Il a enfin remis en cause l’utilité de certaines fonctions, dont celle de grand médiateur de la République. « Dites-moi, avez-vous souvenance d’un seul conflit qu’il ait réglé dans ce pays ? », a-t-il interrogé, ainsi que le rôle des ministres, gouverneurs, qu’il juge redondant face aux autorités locales existantes.
Mamadou Ouattara avec Ly Abdul
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