Lors d’une interview accordée au média l’Infodrome et publiée le lundi 24 février 2026, l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Côte d’Ivoire, Alexey Saltykov, a abordé divers sujets d’intérêts mais l’un d’entre eux interroge particulièrement. La guerre en Iran nous permet d’y voir plus clair.
En effet, l’ambassadeur russe a annoncé que son pays avait fait des propositions au gouvernement d’ADO sur le volet de la défense et la sécurité. C’est la seconde fois que de telles propositions ont été faites et pour le moment aucune communication officielle n’a été publiée pour la Côte d’Ivoire. Toute proposition s’étudie et à l’aune de la guerre en Iran, quelques lumières éclairent ce que donnent ces accords de défense avec la Russie. L’Iran a signé en janvier 2025 un partenariat stratégique avec la Russie à Moscou, liant les deux nations pour 20 ans. Cet accord comprend une partie militaire avec une coopération accrue en matière de défense, de cybersécurité et de partage de renseignements. Aujourd’hui le constat est sans appel, la République islamique d’Iran a été lâchée. Aucune assistance, aucun soutien, aucun renseignement qui aurait pu permettre de prévoir et sauvegarder des intérêts n’a été fournit par son allié russe. 40 dignitaires et hauts responsables ont été liquidés par la coalition américaine et israélienne. La plus haute tête de l’État a été décimée dans les premières heures du conflit. Une faiblesse russe momentanée ? Pourtant si l’on regarde sur les derniers mois, la Syrie et le Venezuela se sont retrouvés bien seuls aussi. Quel crédit donner à un partenariat de défense qui ne remplie pas sa part.
Le gouvernement d’ADO va avoir à réfléchir sur la proposition russe. D’autant plus que les ivoiriens se rappellent du soutien russe aux pays de l’AES et de l’aide fournit au Burkina Faso qui ne se prive pas d’attaquer la Côte d’Ivoire régulièrement. Plusieurs attaques informationnelles ont été identifiées notamment pendant les élections présidentielles, et le soutien russe durant ces manœuvres avaient été clairement établi. Alors est-ce que les adversaires d’hier peuvent être les alliés de demain ? Est-ce que la Côte d’Ivoire à quelque chose à gagner dans cet éventuel accord ? Autant de questions auxquelles il faudra trouver des réponses avant de prendre une décision.
Constantine

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