Depuis le début du conflit, les pertes humaines sont exponentielles. En effet, selon les estimations, environ 1 118 000 combattants russes auraient été blessés ou tués sur le front en Ukraine depuis le début du conflit. La seule année 2025 en dénombrerait 332 000. Cette consommation à grande échelle a obligé le Kremlin a élargir ses recrutements en dehors de ses frontières. L’Afrique, bien connue de ses mercenaires de Wagner et d’Africa corps, représente un vivier dont le maître du Kremlin ne se prive pas.
L’homme représente la première ressource exploitée durant un conflit. Considérée comme une ressource essentielle qui ne se renouvelle pas facilement, elle oblige dans la durée à se régénérer parfois extra-territorialement. Quoi de plus simple pour une nation puissante que d’exploiter la détresse de populations en quête de vies meilleures. Plusieurs pays comme l’Afrique du Sud ou le Cameroun on pris des mesures légales, pour tenter d’entraver les départs provoqués par les fausses promesses d’emplois attirant leurs citoyens en Russie. En effet, plusieurs scandales de fausses offres ont secoué le continent. Que soit les arnaques pour des formations de gardes du corps qui ont projeté les candidats sud africains dans le Donbas ou les faux meetings sportifs qui ont conduit les athlètes à un enrôlement forcé dans les troupes, nombreux sont les stratagèmes mis en place pour gonfler les effectifs. Certains sont attirés par des salaires dix fois plus élevés que le salaire moyen dans leur pays, la promesse de l’obtention d’un passeport russe, et celle leur garantissant une position loin de la première ligne. La réalité les a vite rattrapé. Les vidéos de soldats africains au front, dans les zones directes du conflit se multiplient. Nombreux sont ceux qui ont perdu la vie et dont les familles attendent désespérément que le gouvernement russe donne les noms. D’autres ont été fait prisonniers et attendent dans les prisons ukrainiennes que leur pays d’origine les récupère. Beaucoup témoignent du mensonge dont ils ont été victimes. Enrôlement de force, mensonge sur la destination d’emploi, salaires non versés, passeports retirés, menaces, etc…l’eldorado s’est transformé en destin funèbre. Cette collaboration russo-africaine, avait déjà essuyé des revers au Mali notamment, où les mercenaires de Wagner n’avaient pas hésité à prendre la parole.
Les preuves d’un mensonge d’État
Si l’on reprend les témoignages en octobre, de deux mercenaires russes ayant opérés au Mali, le ton employé était déjà insultant. Comment imaginer une meilleure attitude loin de tout contrôle. La vidéo du soldat burkinabé menacé par un soldat russe fait le tour des réseaux sociaux. On peut y avoir un soldat burkinabé prénommé Francis, une mine anti-char fixée sur son buste. Il se fait humilier, insulter et menacer par un soldat russe armé, avant d’être envoyé hors des murs protecteurs afin de traverser un champ où des soldats ukrainiens attendent vraisemblablement une cible potentielle. Au-delà de l’exécution sommaire qui l’attend, il s’agit là d’un « allié » et non d’un adversaire…tout du moins sur le papier. Ces soldats africains loin de leur patrie, partis combattre pour un but qui le concerne pas, se retrouvent condamnés à mort pour quelle raison ? Les avait-il insulté ? Représente-t-il un divertissement macabre à leurs yeux ? Quelle valeur est accordée à la vie de ces mercenaires venus de loin ?
Quand la réalité devient un cauchemar comment protéger les candidats au départ. À l’heure actuelle, 1436 africains venant de 36 pays du continent dont la Côte d’Ivoire, seraient partis combattre dans les rangs de l’armée russe.
https://x.com/i/status/2009989850301333988
https://x.com/bayraktar_1love/status/2010318188123504840/
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Constantine
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