Officiellement entré en fonction le mercredi 28 janvier 2026 en qualité de ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté a réaffirmé sa détermination à poursuivre et à accélérer les projets structurants de son département, au premier rang desquels figure la construction de la casse moderne de N’Dotré.
La cérémonie de passation de charges avec son prédécesseur, Souleymane Diarrassouba, désormais ministre du Plan et du Développement, a été l’occasion pour le nouveau ministre de saluer le travail accompli tout en affichant son engagement personnel.
« Je mesure pleinement l’ampleur de la tâche qui nous incombe. Elle ne saurait être accomplie sans l’engagement, la compétence et le sens du devoir de l’ensemble des cadres et agents de ce ministère. Ensemble, dans un esprit de rigueur, de dialogue et de responsabilité, nous œuvrerons à faire du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat la pièce centrale de la transformation économique de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
Revenant sur le projet de la casse moderne de N’Dotré, Ibrahim Kalil Konaté a rappelé son implication dès les premières étapes.
« J’ai écouté avec attention la présentation du projet. Je me souviens qu’en 2012, lorsque j’étais directeur général de l’INIE ( Institut ivoirien de l’Entreprise ) , nous avons réalisé l’étude de faisabilité technico-économique et financière de cet important chantier. C’est mon bébé. Il faut que nous arrivions à le réaliser », a-t-il insisté.
Selon lui, cette infrastructure constitue un levier essentiel de formalisation du secteur informel. « Nous nous donnerons les moyens de réaliser cette casse moderne, car elle représente une porte d’entrée essentielle vers l’organisation et la modernisation de ce secteur », a-t-il assuré.
Souleymane Diarrassouba revendique neuf années de réformes structurantes
Le ministre sortant, Dr Souleymane Diarrassouba, a dressé le bilan de neuf années d’actions marquées par une transformation en profondeur du commerce, de l’industrie et de l’écosystème des PME.
« L’amélioration des conditions de vie des populations et le développement du secteur privé ont été au cœur de nos actions », a-t-il affirmé.
Il a souligné la progression significative de la contribution du commerce et de l’industrie à la richesse nationale, avec une valeur ajoutée du commerce passée de 4 947 milliards FCFA en 2017 à 8 639,9 milliards FCFA en 2025, et celle de l’industrie portée à 14 104 milliards FCFA. La lutte contre la vie chère, la modernisation des outils de commerce extérieur et le transfert du siège de l’Organisation internationale du cacao à Abidjan figurent également parmi les acquis évoqués.
En quittant ses fonctions, Souleymane Diarrassouba a déclaré laisser « une maison solide, bâtie autour de piliers robustes », se disant convaincu que son successeur saura conduire les prochaines mutations : « Le commerce de demain sera digital, l’industrie technologique et les PME connectées ».
Olivier Dion
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