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La performance ivoirienne dans le dernier rapport du Fraser Institute, selon une note du ministère des Mines,du Pétrole et de l’Énergie, tirée d’un article de l’agence de presse Ecofin, dépasse le simple enjeu de classement. En se hissant au 1er rang en Afrique de l’Ouest, 5e en Afrique et 47e au niveau mondial, la Côte d’Ivoire confirme son attractivité minière avec un score de 60,92/100, en nette progression par rapport à 55,70 en 2023.
L’indice d’attractivité minière repose sur deux piliers : la perception des politiques publiques et le potentiel géologique. Sur ces deux volets, le pays enregistre une amélioration significative. Autrement dit, ce n’est pas seulement la richesse du sous-sol qui séduit les investisseurs, mais aussi la stabilité institutionnelle et la lisibilité réglementaire qui encadrent l’activité extractive. Dans un environnement régional marqué par des incertitudes sécuritaires et fiscales, cet avantage comparatif pèse lourd dans les décisions d’investissement.
La comparaison sous-régionale dans l’or illustre cette dynamique. Le Ghana (55,21) et la Guinée (52,16) suivent, tandis que le Mali et le Burkina Faso reculent. À l’échelle continentale, seuls le Botswana, le Maroc, la Zambie et la Tanzanie devancent la Côte d’Ivoire. Au plan mondial, le Nevada demeure la juridiction la plus attractive.
Cette trajectoire s’inscrit dans la stratégie portée par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, à travers la Politique intégrée des ressources minérales et de l’énergie (PIRME). L’objectif affiché par la PIRME : positionner la Côte d’Ivoire parmi les leaders africains de la production aurifère dans les cinq prochaines années.
Au-delà des indicateurs, l’enjeu majeur reste la transformation de cette attractivité en valeur ajoutée durable, à travers l’augmentation de la production et le développement de la transformation locale.
Olivier Dion
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