Après le lancement de la phase pilote de la Norme ARS 1000 à  Agboville en 2022, la délégation régionale de l’Agnéby du Conseil du Café-cacao a procédé, le jeudi 3 décembre 2025 dans un hôtel d’Agboville, au lancement de la phase 2 de la sensibilisation sur la Norme ARS 1000 en présence de Atsain Jean Jacques, secrétaire général 1, représentant le préfet de région, préfet du département d’Agboville.
Adresser une réponse efficace et cohérente aux défis de la durabilité relativement à un marché de plus en plus exigeant et sensible aux problématiques du travail des enfants, de la déforestation et du changement climatique, de la qualité et de la traçabilité, de l’amélioration du revenu des producteurs tel est l’enjeu de la sensibilisation par le Conseil du Café-Cacao sur la Norme ARS 1000. Selon Duandjué Bi Hilaire, directeur général adjoint de la Norme et de la Certification au sein du Conseil du Café-Cacao, «… C’est d’abord le fait de vouloir répondre aux exigences du marché. Les enjeux sont liés surtout au fait que les consommateurs aujourd’hui veulent changer leur appréciation du produit. Cette appréciation ne se limite pas seulement à la qualité intrinsèque du produit, mais il y a des aspects éthiques qui ont été intégrés à cette appréciation. Donc au nom des exigences, il y a aujourd’hui outre la qualité, l’exigence du consommateur de connaître l’origine du produit, la terre qui le produit et le producteur qui a produit. Je veux parler donc de la traçabilité aujourd’hui. Ce que le consommateur exige c’est qu’on ait un produit qui soit exempt de la déforestation dont les corolaires sont les changements climatiques et exempt du travail des enfants.
C’est un produit qui prend en compte, en globalité, les droits humains (… ) Voici donc les grands enjeux ». Dans sa présentation sur les enjeux de la Norme et de la certification ARS 1000, Gnamien Kablan Olivier, délégué régional du Conseil Café-Cacao dans l’Agnéby, affirme que : « Renforcer le commerce intérieur des pays africains, renforcer la compétitivité des produits et services africains au niveau mondial, améliorer le bien-être des communautés concourent à promouvoir, structurer et soutenir efficacement les producteurs et leurs Entités Reconnues (ER) dans l’optique d’améliorer les revenus des producteurs et la résilience de leurs moyens de subsistance ». Sans oublier le traitement des questions relatives à la qualité du cacao, à la traçabilité, aux pires formes de travail des enfants, à la déforestation et au changement climatique. Se prêtant aux questions de la presse, Gnamien Kablan précise : « Après la phase pilote, nous entrons dans la phase générale qui concerne toute la Côte d’Ivoire et qui va concerner toutes les sociétés coopératives qui font au moins 500 tonnes de critères principal lors de la campagne 2024-2025. Seules ces sociétés coopératives seront éligibles. Il faut aussi ajouter que la gestion ou le management des coopératives doit être au diapason donc des nouveaux défis des temps modernes. J’invite toutes les coopératives ou responsables de coopératives à une gestion rigoureuse conforme aux textes. Car, c’est aussi l’un des critères d’éligibilité au regard des exigences assez poussées par rapport aux normes standards que nous connaissions. »
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Ahou Moayé à Agboville
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